Pourquoi centraliser la gouvernance des usages IA ?
Le point de départ est la multiplication de projets menés par des équipes différentes. Certaines initiatives utilisent des outils non approuvés ou des données dont la diffusion doit être contrôlée. D’autres reconstruisent des fonctions déjà développées ailleurs, faute de visibilité sur les projets existants.
Le problème décrit ne se résume donc pas au choix d’un modèle. Il concerne l’inventaire des usages, les droits sur les informations et la responsabilité des équipes. La RATP présente une volonté de rendre ces usages visibles et réutilisables tout en conservant une maîtrise des accès.
Quels contrôles la passerelle commune apporte-t-elle ?
La passerelle sert de point d’entrée entre les applications et les fournisseurs de modèles. Le témoignage mentionne l’authentification, les quotas de consommation, les limites de débit et les journaux permettant de retracer les échanges. Cette couche peut aussi faciliter un changement de fournisseur sans reconstruire chaque application.
Les exemples couvrent l’aide aux agents en station, la recherche de procédures et les questions RH. L’assistance au voyageur peut passer par un salarié qui consulte l’outil. Le nombre de voyageurs du groupe ne doit donc pas être présenté comme le nombre d’utilisateurs de l’IA.
Clarifier le partage de responsabilités
La session décrit une séparation entre les équipes qui construisent les usages et celles qui administrent leur gouvernance. La responsabilité du contrôle doit être comprise par tous : qui publie un agent, qui accorde un accès et qui examine un incident. Une plateforme ne règle pas seule ces arbitrages.
Quels effets et étapes ont été annoncés ?
La réduction de coût est une déclaration du représentant présentant le cas RATP. Elle s’accompagne d’explications sur la consolidation contractuelle et le prix des consommations. La transcription ne donne pas de période de référence ni une décomposition complète des économies.
| Sujet | État rapporté | Limite |
|---|---|---|
| Coûts | Baisse de 30 % annoncée | Période et base de comparaison non détaillées |
| Authentification et quotas | Contrôles décrits dans la passerelle | Ne prouve pas que tous les projets sont déjà couverts |
| MCP | Prévu dans les mois suivants | Pas encore utilisé selon le témoignage |
| Modèles sur site | Étape future évoquée pour 2027 | Ne pas présenter cette cible comme un déploiement achevé |
Quelles conclusions éviter sur la sécurité et les économies ?
Une passerelle améliore la capacité de contrôle mais ne constitue pas, à elle seule, une preuve de conformité générale. Il reste à définir les droits, la classification des données, la qualité des interfaces et le suivi des incidents. Les formulations commerciales du fournisseur ne doivent pas devenir des garanties de sécurité absolue.
La fin de la session contient aussi des chiffres génériques sur les agents et des réductions de consommation possibles dans certains cas. Ces affirmations du fournisseur ne décrivent pas nécessairement la RATP. Le résultat de 30 % doit rester séparé des autres pourcentages, des projections et des caractéristiques générales du produit.
Quelles compétences sont transposables aux équipes ?
Un exercice peut partir de trois assistants fictifs : documentation interne, service client et analyse de données. Pour chacun, l’équipe décrit l’utilisateur, les sources autorisées, les actions permises, le plafond de consommation et la personne responsable. Une demande refusée doit être aussi explicable qu’une demande acceptée.
On peut ensuite construire un catalogue simple des usages avec leurs propriétaires et leurs dépendances. Ce travail prépare des décisions concrètes : réutiliser un service existant, supprimer un accès inutile ou demander une validation. Il aide les équipes métier à dialoguer avec l’IT sans leur faire administrer une infrastructure réelle en formation.